Au cœur du Village du Festival, face à l’auditorium
«L’Autre Versant du Monde ». Photographies de Jacques Borgetto
Jacques Borgetto est issu d’une famille piémontaise. Son grand-père émigra en France en 1910, alors que deux de ses grands oncles s’installèrent en Argentine vers les années 1890. Ils s’établirent dans les provinces d’Entre Rios et du Chaco où ils devinrent agriculteurs et éleveurs. Fasciné par cette histoire, Jacques Borgetto décida de partir découvrir, appareil photo en main, ses cousins d’Argentine, comme une sorte de retour aux sources inversé : à la recherche de ses ancêtres mythiques qui choisirent pour survivre, l’exil dans « l’autre versant du monde ».
Du port de Buenos-Aires à la province du Chaco, de l’Entre Rios à Maccachin, de la péninsule de Valdés à Bariloche et dans bon nombre d’autres provinces tant en Argentine qu’au Chili, Jacques Borgetto photographie les paysages, les habitants, les lieux où vécut sa famille, occasion de rencontres et de découvertes bouleversantes.
Cette exposition est coproduite avec Les Promenades Photographiques de Vendôme. A l’occasion de l’exposition, un livredes photos de Jacques Borgetto intitulé « L’autre versant du monde » accompagné d’un texte de Christiane Rancé (écrivain et essayiste) est publié aux Editions Filigranes.Jacques Borgetto et Christiane Rancé seront à Biarritz pendant le festival pour présenter l’exposition.
Au cœur du Village, dans le Prisme
«Les maras». Photographies de Christian Poveda
Auteur-réalisateur et photoreporter français, Christian Poveda assassiné le 2 septembre 2009 au Salvador, a foulé pour la première fois la terre du pays considéré comme le plus violent d’Amérique latine en 1979. Alternant reportages entre le Nicaragua, le Guatemala, et le Pérou, il y a couvert toute l’actualité de manière continue.
En 2004 ébranlé par la situation dramatique du pays il réussit pour Paris Match, un reportage sur les maras ou gangs sous la forme d’une série de 130 portraits de membres des deux bandes ennemies : la « Salvatrucha » et la « 18 ». Des interviews qu’il mena, naquit l’idée du film « La Vida Loca » qui sera projeté au festival et suivi d’un débat avec Alain Mingam, commissaire de l’exposition, membre du conseil d'administration et du bureau exécutif de l'association Reporters sans frontières et ami de Christian Poveda.
Nous exposerons dans ce cadre des portraits noir et blanc des « personnages » de « La Vida Loca », membres de la maras « 18 ».
Alain Mingam sera présent à Biarritz pour commenter l’exposition et répondre aux questions du public.
« Pour ciseler ses images sur la pellicule, l’œil de Poveda, le documentariste, s’est fait aussi acéré que la pointe de l’aiguille d’El Bamban , tatoueur fétiche qui incruste sur la peau des « pandilleros » tous les signes d’une appartenance à cette famille de substitution qu’est le gang (…) Aucune violence gratuite à l’écran, Christian Poveda a payé de sa vie un voyage jamais réalisé au bout de ce qui reste d’humanité sous le vernis des tatouages. Jamais immersion dans l’interdit ne fût si totale. » Alain Mingam, commissaire de l’exposition.