Edito

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Jacques Arlandis Délégué Général

J-3, Que le BAL commence

Ouvrons le BAL sur un air de cumbia, une danse aux origines multiples particulièrement appréciée par Gabriel García Márquez. Gabo pourrait être un de nos guides dans cette 26ème édition du Festival. En descendant le rio Magdalena, le long fleuve de la vie pas si tranquille, toute une vie révélée par les somptueuses images exposées de Nereo López. On traverse là des paysages sensibles, toujours inconnus, on croise des gens besogneux souvent talentueux. On assiste à des scènes de vie attachantes parfois troublantes, bref on voyage.

C’est cette métaphore du voyage le long du Magdalena que nous proposons pour parcourir une programmation que nous avons voulue précise et multiple.

La Colombie d’abord sera cette scène ouverte sur le cinéma, la littérature, la musique, autant d’arts vivants qui dessinent un premier pont entre le continent latino-américain et Biarritz. Des ponts, il y en aura d’autres dans l’ensemble de la programmation : entre le réel et le fantastique, entre l’émotion et la crispation, entre le sourire et la désolation, entre le déhanchement et l’immobilisme apparent, entre la mémoire d’un monde et la présence d’un souvenir…

Le Festival pourra être ainsi ce pays imaginaire et tangible qui se tisse, pendant une semaine, entre la salle et l’écran, entre la scène et l’artiste, entre le chaland et l’échoppe, évènement à la fois éphémère et rémanent.

Pour que ce pays imaginé puisse se dévoiler à Biarritz, il aura fallu des soutiens indéfectibles et une équipe talentueuse et motivée. Il aura fallu…et il faudra un public nombreux, curieux, exigeant et joyeux.
Qu’ils en soient tous ici remerciés.

Et que le BAL* commence.
*BAL, festival Biarritz Amérique Latine