MELINGO – Mardi 27 septembre

Disculpa, pero esta entrada está disponible sólo en francés.

MELINGO

Mardi 27 septembre

Tango décalé, romances interlopes et chansons de vagabonds,

Argentine

 

©Nora Lezano

©Nora Lezano

Né en Argentine, Daniel Melingo s’installe en 1978 au Brésil pour fuir la dictature et collabore au groupe Agua de Milton Nascimento. En 1982, il rentre en Argentine et se lance dans le rock contestataire avec les Lost Twist et Los Abuelos de la Nada. En Espagne, où il réside dans les années 80, il intègre le groupe punk Toreros Muertos. La fin des années 90 marque son retour à ses racines musicales puisqu’il redécouvre le tango. C’est le début de sa carrière soliste qui donnera lieu à plusieurs albums dont Tango Bajos ou Ufa. Il milite pour un tango de la rue, gouailleur et canaille dans le respect de la tradition et anime même une émission de télévision spécialisée dans ce style. En 2004, il rejoint la maison de disques d’Eduardo Makaroff du Gotan Project qui lui ouvre les portes d’une carrière européenne. Melingo est également acteur : récemment, on a pu le voir dans Lulu de Luis Ortega et Su realidad de Mariano Galperin, film consacré à l’univers artistique de Melingo.

 

Après six albums solos, Melingo sort en septembre 2016 « Anda ». Tel un illusionniste échappé d’une nouvelle de Borges, il est de retour avec sa voix, sa clarinette et son théâtre.

Écouter «Anda», c’est savourer un film de Fellini les yeux fermés, s’immerger dans un cabaret sonore conçu comme une suite de tableaux baroques où chaque morceau palpite et nous fait vaciller. Le tango des origines s’y régénère, un peu comme si Carlos Gardel était au centre d’une fiction néo-rock arty, avec une galerie de personnages où Erik Satie et Serge Gainsbourg sont quelques-uns des fantômes convoqués par l’acteur-poète argentin.

 

« (…) si par son importance le nez de Cyrano a pu être comparé à une péninsule, la voix de Daniel mérite d’être envisagée comme une cour des miracles. Gueux, tapins, borrachos et tontos s’y empoignent. Truculence et nostalgie, méchanceté et tendresse s’y noient dans le même verre au son du chamamé, de la cueca et du tango (…) » LES INROCKS